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Me voila donc dans une nouvelle « woofing family », la cinquième depuis le début de mon aventure. Comme je n’avais pas vraiment d’accès internet à Port Ligar, je n’ai pas pu bien tenir à jour le blog. Alors maintenant je vais faire le point sur ces 20 deniers jours passés dans cet endroit complètement retiré du monde moderne.
Déjà au niveau de l’échange woofing à proprement parler, j’ai été assez déçu. Premièrement parce que je ne me sentais pas « comme chez moi », et c’est la première fois que ça m’arrive en NZ. Je me sentais réellement comme un étranger. Du plus, on étais (les woofer) vraiment considéré comme des travailleurs à part entière. L’aspect « échange de culture » était inexistant. Il nous arrivait même de travailler 8 heures par jour… Les enfants sont très bruyants, très turbulents, et prennent parfois plaisir à mettre le woofer mal à l’aise. Pour ce qui est de internet, c’était la guerre des tranchés pour pouvoir y accéder 10 minutes afin de lire et envoyer des emails pour la prochaine place de woofing. Sur les règles qu’ils ont fixés pour les woofeurs (qui prend 2 feuilles A4), ils écrivent même qu’ils aimeraient qu’on leur donne une donation pour avoir utilisé inernet ! D’ailleurs, j’ai également été très étonné de voir à quel point ils sont accès sur l’argent. Tous les jours sans exception, il y avait au moins une discussion à ce sujet. Dans un paradis si reculé, si coupé du monde, je pensais que l’argent aurait moins de valeur.
Bon tout ça, c’était le mauvais côté des 20 derniers jours. Et c’est ce que je vais oublier très rapidement, car je préfère me rappeler du bon côté et des bons moments passés, car il y en a eu (Ouf’ !). Déjà, l’endroit même, comme je l’explique dans mon précédent article, est tout simplement magnifique. Tous les jours, je ne me lassais pas de contempler la vue. Petit aperçu :
Regardez la couleur de l’eau :
J’admire le paysage :
Depuis la maison. C’est un de leurs bateaux que l’on voit :
Une photo qui sert à rien, mais je la trouve marrante :
Des fois, j’allais avec Tim (le père) pour changer les moutons de parc. C’est tellement immense qu’on le faisait en 4x4 ! Mais bien sûr, il y a des portions qu’il faut faire à pied car c’est beaucoup trop pentu. En tout les cas, c’est si grand que ça prend vite 1h ou 1h30 pour les mettre juste dans le parc adjacent ! Voici le 4x4 en question qui sert de voiture de fonction pour se promener dans la propriété familiale de 600ha : (costo, les voitures Japonaises !!)
Un boulot que j’aimais également, c’est de travailler sur les lignes à moules. C'est-à-dire récupérer des bouées qui sont mal en point, en fixer des nouvelles là où il y a besoin, etc. Exemple :
Ca change complètement des autres sortes de boulots qu’on peut avoir dans les autres fermes, et j’aimais bien travailler depuis le bateau. Sans compter la vue, notamment tôt le matin quand on partait… Et maintenant je suis incollable sur les moules ! En parlant de ça, je met cette photo pour vous prouver qu’ici, les moules sont vraiment énormes !! (La boîte de CD et le MP3, c’est pour avoir une idée de la taille de la moule car je n’avais pas de règle sous la main)
A part ça, un matin, avec la woofeuse Japonaise, on est montés au sommet de la colline à 5h pour voir le lever du soleil. Résultat :
Il y avait un peu de vent, et avec la luminosité du soleil, l’eau ressemblait à de la glace :
Un autre matin, toujours un lever du soleil :
Puis un autre jour, avec les 2 autres woofeurs (un Allemand et une Tchèque, la Japonaise étant partie), on est carrément allé dormir au sommer de cette montagne pour pouvoir voir le coucher et le lever du soleil. Durant ma nuit, à 2 moments différents, il y a un hérisson qui a essayé de venir dormir au chaud dans mon sac de couchage ! J’aurais bien voulu, mais je risquais de me piquer un peu se je me retourne sur lui, sans faire attention ! Mais c’était bien marrant de le voir d’aussi près.
Photos du coucher du soleil :
Réveil difficile et brumeux :
Une chose incroyable en NZ, comparé à l’Europe, c’est le nombre d’étoiles que l’on peut voir. Ca n’a vraiment rien à voir ! Encore une preuve de la pureté de l’air d’ici (ou de la pollution de l’air en Europe).
Dimanche dernier, on est allé faire une sortie bateau toute la journée. On part de la maison, et 20 minutes à peine plus tard, Tim jette une cage dans l’eau qu’il remonte 5 minutes après avec des dizaines de coquilles Saint Jacques !! C’est très commode d’avoir une telle ressource si près de chez soi ! Il a jeté la cage à deux reprises, pour collecter près de 300 coquilles St Jacques ! Ensuite on a eu le droit à une dégustation. Je ne savais pas que ça pouvait se manger directement, encore vivant. C’est même très bon. Bref, on part de cet emplacement pour aller à un autre endroit et pêcher (depuis le bateau). En 15min, pas moins de 5 poissons de 30 à 40cm (je ne compte pas les plus petits) et un baracouda d’1m20. Ensuite on remet les gaz direction une île à une heure de route (ou plutôt une heure de mer) pour arriver sur une plage déserte (forcément, c’est la Nouvelle-Zélande). On a jeté l’encre et on a passé l’après-midi sur cette plage de l’île. Pour le déjeuner, on a donc mangé les coquilles St Jacques et les poissons qu’on a pêché. Un REGALE.
Durant le trajet, on a vu des phoques. Malheureusement je n’ai pas de photos. On a aussi vu des dauphins, comme j’en ai vu à plusieurs reprises durant ces 20 jours. Là j’ai une photo, elle est pas terrible, mais je la met quand même :
Photos du bateau :
Sur l’île :
Et voilà, c’était un résumé de ce que j’ai fait à Port Ligar. Il n’y a pas tout, mais l’essentiel est là. Je me suis quand même bien amusé, surtout avec l’Allemand avec qui on était très complice. On a d’ailleurs gardé contact. On a passé de très bons moments ensemble, notamment quand on allait couper du bois, où on n’était pas à une connerie près. Où lorsqu’on a eu la très bonne idée d’aller faire du kayak un après midi où une semi tempête s’est levée. Où encore quand on est allé pêcher avec le kayak double place et qu’on échapper les 2 pagayes !
Mais maintenant me voilà dans une autre ferme, dans une autre région, à près de 300 km de Port Ligar. Et comble du hasard : la prochaine ferme de l’Allemand ne se trouve qu’à 3 ou 4 km d’ici ! De plus, il doit y être le même jour que moi ! Donc du coup on a fait la route ensemble.
Une photo prise 3 quarts d’heures après être parti :
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