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Moi j’ai bien aimé
cette région des Catlins, région hors du circuit touristique habituel, région
si particulière dû a sa très faible population, dû à ses routes en graviers, dû
a sa faune impressionnante, dû a un temps humide et venteux, dû a ses paysages
et côtes magnifiques, ou encore dû a ses levers et couchers du soleil comme on
n’en voit que dans les Catlins… En résumé, on trouve beaucoup de choses dans
les cette région que l’on ne retrouve pas ailleurs, et c’est exactement ça qui
fait son charme.
Par exemple, mardi
dernier, j’ai fait un petit tour en quad dans la propriété à la recherche de
bois pétrifié. Rien de plus normal… Les parents à Kim, qui habitent juste a
côté de Kim et Norman, ont un grand jardin, et toutes les petites parcelles du
jardin sont délimitée non pas avec des petits cailloux, mais avec du bois
pétrifié ! Ils même des sections entières de troncs d’arbres ! Moi de
mon côté, j’en ai trouvé, mais le bois était juste pétrifié et pas cristallisé,
ce qui a beaucoup moins de valeur. Et puis il était trop gros pour que je
puisse le ramener en France, alors la mère à Kim m’en a gentiment donné.
Lors mon petit tour
à la recherche de bois pétrifié :
Mercredi, il
faisait un temps magnifique. Alors on a rien trouvé de mieux que d’aller faire
les touristes ! On se lève à la même heure que d’habitude, vers 7h15, puis
on va prendre notre petit déjeuné, comme d’habitude, puis je regarde vers la
porte vitrée, et… comme d’habitude :
Nous prenons la
route vers 8h30, jusqu’à nous arrêter au sommet d’une montagne pour un joli
point de vue :
Puis prochaine
halte sur un parking pour faire une marche dans la forêt, lorsque
soudain :
Non, en faite, on
savait bien qu’il y avait un tunnel ici ! Ils l’avaient construit à la
main il y a très longtemps (très longtemps en NZ = 100 ans). Mais finalement,
le train n’est jamais passé par là !
Nous continuons en
direction de Kaka point, un petit
village côtier, lorsque soudain, quelque chose nous choc :
Du goudron !!
Mais nous avons vite compris : en faite, il y avait juste l’intersection
de goudronnée !
Lorsque nous
atteignons Kaka point, il est environ 11 heures. Regardez la couleur du ciel à
cette heure-ci :
Sur cette même
plage, de l’autre côté, nous pouvions voir la forme étonnante des
rochets :
Ensuite, nous
sommes allé à Nugget point. Le ciel était toujours nuageux, avec le soleil qui
essaye de percer, et toujours cette lumière orangée au loin :
Nous arrivons
finalement au phare, d’où l’on voit plusieurs otaries en contrebas, et d’où la
vue est typique :
En parlant
d’otaries, nous avons l’occasion d’en revoir, ainsi que des pingouins, non loin
du phare, dans un endroit aménagé (regardez l’abri sur la gauche, qui sert
à les observer):
Malheureusement, ce
n’était pas le bon moment pour voir les pingouins car ils n’arrivent sur la
plage que lorsque le soleil commence à se coucher.
Alors nous
continuons notre route pour nous arrêter à Jackson Bay, un très charmant petit
village perdu, comme il y en a beaucoup en NZ. Mais celui-là est mon
préféré !
Sur la première
photo, quelques maisons du village. Sur la deuxième, quelque uns des moutons en
liberté dans le village. Sur la troisième photo, le village vu de haut :
De là, nous sommes
allé faire une promenade qui mène à « Jack’s blowhole ».
« Jack’s blowhole », c’est une immense faille dans la terre qui fait
environ 55 x 10 mètres de large, pour 65 mètres de profondeur. Bien que la mer
soit 200 mètres plus loin, l’eau s’y engouffre et est soufflée vers le ciel si
la mer est agitée.
Lors de cette
petite promenade, j’ai trouvé des fruits bien étranges :
Sur le chemin du
retour :
De retour dans le
van, sur le point de partir, un oiseau vient se poser sur le rétroviseur. J’ai
bien eu le temps de prendre l’appareil photo, de le sortir de l’étui, de
l’allumer et de prendre la photo :
Juste avant,
j’étais assis par terre, et un autre oiseau était venu se poser à environ 4 ou
5 mètres de moi, et m’a tourné autour en sautillant. Pas farouche, ici, les
animaux…
Vient finalement le
temps de rentrer à Tokanui city… Ou plutôt Tokanui village. Je m’arrête en
chemin pour prendre ce paysage brumeux, avec une cheminée en brique debout au
milieu des arbres :
Juste avant
d’atteindre Tokanui, nous n’avons pas pu nous empêcher de faire un petit
crocher pour aller voir les chutes du Niagara. Si, vous avez bien lu : les
chutes du Niagara ! Regardez plutôt :
Bon d’accord,
j’avoue, elles ne ressemblent pas vraiment aux chutes américaines. Ce n’est
même pas vraiment des chutes. Mais elles ont cependant le même nom, qui vient
d’un ancien voyageur qui avait vu les vraies chutes du Niagara, et en voyant
ensuite celles-là, il leurs a donné, ironiquement, le même nom.
Voilà, maintenant,
vous savez tout sur notre séjour à Tokanui ! Comme je le disais en
introduction, j’ai vraiment aimé ces 3 semaines passées dans cette région.
D’une part parce que l’on était chez des gens formidables, d’autre part pour
l’environnement en général. Kim et Norman sont des gens très pauvres qui ont
faillis être contraints de vendre la ferme il y a moins de 3 mois, et pourtant
ils essayaient de nous rendre à l’aise le plus possible. Par exemple, ils nous
ont acheté du Nutella, qui est très cher ici. Ils étaient aussi près à
m’acheter des bottes parce que les leurs m’étaient trop grandes. J’ai dû
insister pour qu’ils n’en achètent pas ! Ou encore, pour mon anniversaire,
ils m’ont offert une carte postal, des chocolats (style Célébration), et un
collier d’origine Maori.
Je n’oublierai pas
non plus les « soirées quiz » où tous les habitants (ou presque) de
Tokanui et des environs se rejoignaient au bars pour jouer au quiz. $5
l’inscription, plus $1 par ticket de tombola, et tout l’argent est reversé à
l’école de Tokanui. Il y avait une super ambiance, bon enfant, bien typique des
petites communautés.
Un jour, je suis
allé au coiffeur. En faite, ce n’est pas un coiffeur, mais une coiffeuse. Car
les hommes s’occupent de la ferme !! Et le salon ne se trouve pas au village,
mais il faut aller chez la coiffeuse. En conduisant, Kim m’expliquait que comme
c’est une petite communauté, tout les monde se connaît, et bien sûr les
commérages vont bon train ! Comme on passait devant une maison, elle me
disait que par exemple, ces gens là sont des voleurs. Ils se promènent la nuit
et volent des petites choses. Et ça, tout le monde est au courant. Je lui
demande alors depuis combien de temps ces gens sont ici, et elle me
répond : « deux semaines » !!
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