|
Comme je le disais dans mon
dernier article, nous avons passé les deux derniers jours sur la péninsule
d’Otago.
C’est un endroit magnifique qui,
outre la beauté de ses plages sauvages et de ses montagnes d’origines volcaniques,
accueille bon nombre d’espèces d’animaux, tels les manchots, les otaries à
fourrure, les lions de mer, plusieurs espèces de pingouins, ou encore les
albatros royaux. Ca paraît assez étonnant lorsque l’on sait qu’il faut
seulement 45 minutes pour rejoindre le bout de la péninsule depuis le centre
ville de Dunedin, qui est une grosse ville de 130000 habitants.
Nous sommes donc partis lundi
matin vers 9h30 sous un temps nuageux, mais sec. Nous reconnaissons tous de
suite lorsque nous quittons Dunedin pour entrer dans la péninsule : outre
les maisons qui se font rares, la route devient étroite et sinueuse en suivant
le bord de mer, qui se situe juste après le goudron de la route, sans aucune
barrière de protection !
Premier arrêt cigarette pour Angélique,
première photo pour moi :
Nous partons ensuite à la
recherche d’une courte randonnée. Angélique fait le copilote… on s’est
perdu ! Mais ce n’est pas grave puisque cela m’a permit de faire une bonne
photo à l’endroit du demi-tour :
Hop je remonte dans la voiture et
on redescend. Un petit peu plus tard :
Puis on fini finalement par
trouver le départ de la randonnée ! La marche débute sur un chemin de 4x4
entre deux champs de moutons, avant de continuer dans la typique végétation
rase de NZ, pour déboucher sur une plage :
Sur cette plage, il y a une épave
d’un navire échoué ici à la fin du 19 siècle, et des lions de mer.
Malheureusement, les lions de mer n’étaient pas au rendez vous. En faite, ce
n’était peut être pas une mauvaise chose parce que les Lions de mer se couchent
dans les hautes herbes, et il ne fait pas bon tomber nez à nez avec un de ces
mastodontes !
Après une petite marche le long
de la plage, nous retournons en direction du parking. En chemin, je grimpe
rapidement une petite montagne, dont voici la vue depuis son sommet :
Il y a 12 millions d’années,
l’endroit d’où j’ai pris la photo était du magma en fusion ! C’était en
effet le centre d’un volcan qui occupait toute la région. Mais avec les années,
le vent, l’eau et l’érosion, ce n’est maintenant plus qu’une petite montagne
dont la roche est la lave refroidie et craquelée.
Après notre petite marche, nous
nous sommes dirigés vers les fameux Albatros… Ce sont donc des Albatros royaux,
qui forment l’unique colonie continentale du monde. Au comptoir, je réserve les
tickets, et là, la jeune femme me prévient gentiment en me disant que nous
allons voir deux bébés Albatros, peut être 3, et que surtout nous ne verrons
pas d’adultes car ils sont partis pêcher en mer, et qu’il n’y a pas assez de
vent pour qu’ils reviennent. Je réfléchis rapidement mais j’achète tout de même
les tickets en me disant que l’on ai venu ici pour vois les Albatros, que nous
n’aurons sûrement pas l’occasion d’en revoir, alors même si ce n’est pour voir
que deux bébés, alors tant pis. Nous avons donc réservé pour un tour d’une
heure, qui consiste principalement à observer les albatros à l’aide des
jumelles fournies, depuis une cabane au sommet de la colline. Et dés que l’on
sort du bâtiment pour se dirigé vers cette cabane,
surprise générale : un Albatros nous survole ! Même le guide
était surpris ! Au total, en plus des 4 bébés, nous avons vus 3 Albatros
adultes voler, dont une mère donnant à manger à son petit. C’est magnifique de
les voir planer. Ils ont la taille d’une oie, mais avec une envergure de 3 mètres. Autant dire que
c’est impressionnant. J’ai préféré bien en profiter avec mes yeux plutôt que
d’essayer de faire des photos qui de toute façon auraient été ratés puisqu’une
vitre salle nous séparait de l’extérieur. J’en ai tout de même pris une lorsque
qu’ils ne volaient pas : la mère à gauche avec son petit, à droite :
Pour vous donner une meilleur idée, un
Albatros adulte ressemble à ça : (là j’ai triché, j’ai pris la photo d’un
poster !)
Ensuite, comme la jeune femme du
comptoir m’avait également conseillé sur un tour en bateau non loin de là, nous
nous sommes dirigé vers le point de départ à l’heure indiquée, soit 15h15 pour
le départ prévu à 15h30. On attend alors le bateau, qui doit arriver au bout de
ce ponton :
Nous attendons, patiemment, mais
le bateau n’arrive pas… J’ai donc le temps de remplir ma carte mémoire :
A 15h45, toujours aucun bateau en
vu, nous décidons donc de partir. Nous allons nous renseigner auprès d’un
hébergement pour passer la nuit, mais comme il était fermé, nous reprenons la
route et repassons alors devant le ponton. Et ce qui devait arriver
arriva : le bateau quittait tout juste le quai pour partir !! On
était chanceux pour les Albatros, mais pas pour la sortie en bateau !
On se remet donc en quête d’un
endroit où passer la nuit, et nous trouvons enfin notre bonheur au bout d’une
heure, dans un camping qui offre également des petites chambres à coucher.
Après une bonne nuit, nous
revoilà partis pour notre seconde journée de visite. Nous retournons en
direction de Dunedin en empruntant une autre route qu’à l’allée. Premier arrêt,
première photo :
Ne faites pas faire attention à
la propreté de la voiture, c’est secondaire !! Et puis il y a tellement de
routes en graviers ici qu’il est impossible de la garder propre.
Ensuite, a force de voir ces
oiseaux, j’ai fini par en prendre un en photo :
C’est un Pukeko, oiseau natif de
Nouvelle-Zélande. On en trouve plus ou moins selon les régions où l’on se trouve.
Sur la péninsule par exemple, il y en a des centaines, voir même des
milliers ! Ces oiseaux se mangent. C’est même délicieux ! Nous avions
eu l’occasion d’en manger dans la ferme à Mahitahi. Le goût ressemble quelque
peu au port, mais la viande est beaucoup plus tendre. Cependant, et bien que ce
soit bon et facile à chasser, les Néo-Zélandais en mangent très peu car d’une
part, c’est assez mignon, et d’autre part et surtout, c’est un oiseau natif.
Nous continuons ensuite notre
route en empruntant en col. Voici le paysage à mi-chemin, agrémenté de moutons
(encore ??!!!) :
Puis nous nous arrêtons pour
faire une promenade qui était censé nous amener à deux gouffres profonds de 260
mètres… que nous n’avons jamais vu ! Néanmoins, nous avons vu ça :
Et voila, tout doucement, notre
court séjour sur la péninsule se termine… Nous nous dirigeons vers Dunedin par
cette route montagneuse, d’où la vue est tout simplement somptueuse à chaque
mètre que nous parcourons.
Nous entrons ensuite dans Dunedin
même car j’ai repéré une curiosité qui m’a l’air intéressante…
En faite, ce n’est pas la maison
qui est intéressante ! Cette maison est une maison comme les autres…
Et si je vous montre cette photo,
prise depuis l’entrée d’une autre maison :
Pour tout vous dire, il s’agit là
de la rue la plus pentue du monde. Elle est même notée dans le livre des
recors. Dans sa section la plus pentue, elle atteint, en gradient, 1 in 2.86, ce qui signifie que
lorsque l’on avance de 2.86m en horizontal, on monte de 1m en vertical. Ou si
c’est plus parlant, ça fait du 35% et des poussières… Nous l’avons essayé en
voiture, et on se croyait dans un grand 8 au moment où l’on monte au sommet du
manège ! On a l’impression d’être complètement couché dans le siège de la voiture.
On a le dos qui pèse sur le dossier ! Angélique apparentait cette
sensation au décollage d’un avion, avec la vitesse en moins. Pour la descente
c’est l’inverse, on a la tête dans le pare-brise. Enfin bref c’était tellement
bien qu’on a refait une session ! Pour le deuxième passage, Angélique a
filmée, et la vidéo rend beaucoup mieux que les photos. Je vais donc essayer de
la mettre sur Internet quand je pourrais. Mais voici quand même deux autres
photos. La première est prise est prise en fasse de la deuxième, juste
précédemment, et la seconde est prise depuis le haut.
Pour finir cette journée,
direction le mont Cargill que nous avons malheureusement monté en voiture
(Angélique n’aime pas la marche). Mais la vue n’en reste pas moins
superbe :
On peut voir sur cette photo
toute la péninsule qui se termine à gauche, à la limite d’être cachée par
« le continent ». C’est à cette extrémité que sont les Albatros. Et à
droite, autour du petit lac, la ville de Dunedin.
|