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C’est le nom de l’île sur
laquelle je suis actuellement, qui signifie « île de la grande
barrière » pour la protection qu’elle offre au golfe contre les vents
violents.
Toujours soif d’endroits
atypiques, je voulais venir ici avant la fin de mon séjour et ainsi connaître la
vie menée sur une île. Ce qui en soit ne devrait pas être d’un grand changement
puisque cela fait maintenant presque 1 an que je suis sur une île ! Mais
celle-ci est bien plus petite (285 km2) et encore moins peuplé :
moins de 700 habitants permanents ! De plus, il n’y a pas de d’électricité
sur l’île. Chaque maison produit sa propre énergie avec des générateurs au
diesel, des panneaux solaires, et des éoliennes. Les réfrigérateurs sont à gaz
(là où je suis il n’y en a même pas !), les plaques de cuisson sont
également à gaz, et ce sont les poêles à bois qui chauffent l’eau ! Les
magasins et bars de l’île se comptent sur les doigts de la main, et ici tout le
monde connaît tout le monde. Il n’y a qu’une seule route (si je peux appeler
cela une « route ») qui traverse l’île et qui n’est que partiellement
goudronnée, avec quelques rares « routes » annexe qui desservent un
village ou deux. Une agréable ambiance « baba cool » règne ici, et on
ressent vraiment que les gens vivent au rythme du temps.
Dimanche dernier j’ai donc quitté
Auckland et son million d’habitant à bord du ferry en partance pour l’île de la
grande barrière :
J’ai laissé ma voiture au port,
en espérant la retrouver intact en revenant… Le ferry à mis plus de 5 heures à
faire la traversée. Arrivant à destination j’étais sensé prendre le bus jusqu’à
la maison, mais en descendant du bateau, quelqu’un est venu me voir pour me
demander « es-tu Steve ? » Comme quoi j’ai bien la tête d’un Steve !
C’était Murdock, la personne chez qui je vais passer les deux prochaines
semaines. Il était finalement venu me chercher au port car il était dans le
coin, et on est directement allé travailler ! Il travail pour lui-même en
tant que jardinier. On est ensuite rentré chez lui à la nuit tombé (il vit
seul). Ce n’est que le lendemain que j’ai pu apprécier pleinement l’endroit où
il vit. Déjà, on ne peut pas monter jusqu’à la maison avec la voiture ! Il
faut la garer en bas de la colline puis prendre le quad et monter les quelques
centaines de mètres de chemin étroit et défoncé qui se faufile au milieu de la
forêt :
Pour atteindre la maison :
Les deux premiers jours, j’ai
travaillé avec lui pendant toute la journée. Nous allions de maison en maison
pour tondre la pelouse, faire du jardinage, de l’élagage, ou encore tailler
quelques haies. Puis j’ai eu les deux jours suivants de libre. Le deuxième,
j’ai travaillé sur un chantier où se construit une maison, contre un peu
d’argent. Murdock connaît le patron, et se dernier avait besoin de main
d’œuvre. En revenant du travail, je me suis arrêté pour prendre cette
photo :
Un autre jour, lorsque j’étais
avec Murdock, j’avais pris ce panneau en photo qui montre à quel point les
habitants de l’île prennent soin de la nature !
Mercredi après midi nous sommes
partis chez un de ses amis pour y passer la nuit. Pour aller chez lui, c’est
très simple : il faut conduire jusqu’à la plage, puis garer la voiture et
marcher pendant 40 minutes le long de la plage et à travers la forêt pour
enfin atteindre la maison ! Avec un bateau, cela raccourci la marche à
seulement 10 minutes. Mais encore faut-il avoir le bateau de libre et que la
mer ne soit pas trop agitée !
Cette maison est encore plus
atypique que celle de Murdock : les toilettes sont à l’extérieur et sont
organiques (ce qui est commun sur l’île), et même la cuisine est à l’extérieur,
à l’abri de la pluie par quelques tôles ondulées. Le plus bizarre : la
salle de bain, composé de seulement une baignoire et un pommeau de douche, est
également à l’extérieur, dans le même abri que la cuisine ! C’est une
totale différente façon de vivre…
Voici quelques photos prises le
lendemain sur le chemin du retour :
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