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Lundi je suis allé faire une randonnée dans le centre de l’île. Comme aucun des sentiers ne fait de boucle, il faut soit revenir sur ses pas (ou recouper avec d’autres sentiers si on peut), soit revenir au point de départ en stop. Comme apparemment ici le stop marche bien, j’ai choisi cette option. J’ai ainsi garé la voiture à Whangaparapara et j’ai commencé la randonnée de 5h30 qui longe principalement la côte, en passant par quelques points culminants. Comme les autorités et les habitants essayent de rendre l’île exactement comme elle était avant que tout être humain n’arrive, on ne retrouve dans les forêts que des espèces natives de la NZ, tel que les palmiers (photo 1) et les Kauris (photo 2). Malheureusement les Kauris ne sont pas aussi gros que ceux dont j’avais mis des photos car l’île a subit une intensive déforestation de ces arbres lors du début de la colonisation Européenne. Ceux de la photo ont entre 15 et 20 ans.
Je continu tranquillement ma randonnée lorsque j’arrive à une intersection qui indique « Port Fitzroy » -qui est ma destination- : 5h... derrière moi ! Alors que je venais de marcher depuis plus d’1h30 ! Je fais donc demi-tour, remonte la colline que je venais de franchir, et ¾ d’heure plus tard je retrouve la dernière intersection que j’avais laissé. Le panneau n’étant pas très explicite, je décide d’emprunter un deuxième chemin, qui finalement arrive sur la rivière que j’avais déjà franchi auparavant ! Je lis alors le plan (que Murdock m’avait prêté), qui selon lui, le chemin que je dois prendre part sur la gauche depuis cette rivière. Je suis donc la rivière, en essayant tant bien que mal de garder mes pieds au sec, et en bataillant dans la forêt dense quand la rivière était trop profonde. Tout ça pour quoi ? Pour arriver, encore une fois, à cette même intersection !! N’ayant plus le choix, je prends le dernier chemin qui reste, qui finalement correspond mieux au plan mais qui ne correspond pas du tout aux panneaux indicateurs !
Le bon point dans cette histoire, c’est que cela m’a fait découvrir de jolis attrais de la forêt environnante :
Repartis de bon pied, je fais un léger crocher pour monter à un point de vue et manger mon sandwich :
Je redescends, reprends le chemin et aperçois la prochaine baie dans laquelle je me rends :
Puis la suivante :
Enfin, peu après être tombé nez à nez avec un sanglier (oui, ça fait tout drôle !), j’arrive à la route principale vers 4h15 et le village de Port Fitzroy (panneau en bas à gauche)
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Je me mets vite à faire du stop, au cas où ça ne marcherait pas bien. Mais comme Murdock me l’avais souligné, il n’y a pas eu de problème puisque la première voiture c’est arrêtée. Heureusement d’ailleurs puisque j’ai quand même marché presque une demie heure avant de la voir ! Par conte je n’ai pas eu de chance car il n’allait pas bien loin. Alors je me remets à marcher, espérant qu’une autre voiture passe… Mais je comprends vite qu’ici la circulation n’a rien à voir avec le périphérique de Paris ! Je hausse donc le pas, et me mets même à courir en prévision de devoir rentrer à pied jusqu’à la voiture. Bien sûr, pour que la fête soit parfaite, il s’est même mis à pleuvoir ! Finalement je n’ai vu que deux voitures en 3h, et elles allaient dans la mauvaise direction. Je suis donc rentré à pied jusqu’à la voiture, j’ai fini à la lueur de la lune, trempé et affamé. J’ai marché environ 37km dans la journée.
Mais je garde un bon souvenir de cette journée. Ce fut une bonne expérience et ça m’a fait faire du sport !
Le lendemain, malgré les jambes lourdes, je suis reparti pour une randonnée. Cette fois j’ai retenu la leçon de la veille : je ne fais pas de stop ! Je préfère faire l’aller-retour sur le même chemin !
J’ai ainsi fait la montagne la plus haute de l’île, 627m. Cela commence très raide dés le début, avec beaucoup d’escalier, et on obtient vite une bonne vue :
Après encore plus d’escaliers, j’atteins le sommet, presque dans les nuages :
Ensuite je suis redescendu de l’autre côté pour aller jusqu’à un ancien barrage fait avec des troncs de kauris. En chemin, une rivière qui finie dans le vide et les incontournables ponts suspendus :
Voici le fameux barrage. On ne se rend pas bien compte de sa taille, mais les troncs font un bon mètre de diamètre, voir plus (ce qui est très raisonnable pour des troncs de kauri) :
Ensuite j’ai tout refait en sens inverse ! Pour me faire une idée, j’ai compté toutes les marches d’escalier : il y en a 2232 ! Ces escaliers et plateformes sont là pour ne pas abimer les racines des kauris qui sont fragiles, ainsi que pour protéger une certaine espèce d’oiseau en danger qui niche dans cet habitat, que l’on pourrait détruire en piétinant le nid.
De retour au sommet du Mt Hobson j’ai mangé mon petit repas avec vue imprenable sur toute l’île, puis je suis redescendu vers la voiture pour rentrer à la maison.
Arrêt photo en cour de route :
Au moment de garer la voiture, imaginez comment je fut surpris de voir cela, à seulement quelques mètres de moi !
Ce matin, je me suis levé à 6h pour voir le soleil se lever depuis la plage. Le voici :
Le monde reflété dans une bulle :
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