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Vendredi dernier, après être allé
au Cap Reinga la veille, j’ai continué ma route en direction de mon prochain
toit… Sur cette route, comme souvent, c’est dressé beaucoup de choses
intéressantes.
Pour commencer la journée, comme
je l’avais prévu, je suis allé rouler sur la fameuse plage « 90 mile
beach ». Mais étrangement, le sable paraissait beaucoup moins dur que la
veille ! Alors je n’ai pas trop fait le malin et surtout je ne me suis pas
arrêté ! Mais cela créer quand même une bonne sensation que de rouler en
total liberté, sur une si grande étendue de sable, sans limitation de vitesse,
sans ligne à suivre, et sans code de la route en général !
Ensuite, avant de vraiment partir
de cette région pour rejoindre la route principale, j’ai fait un crocher pour
rallier un point de vu sur cette plage de presque 100km de long.
Malheureusement le temps ne permettait pas de la voir en entier, mais au même
endroit, on pouvait observer une autre particularité de la région, déjà vu la
veille, les dunes :
En redescendant la route en
gravier, une cabane avec un cheval (il est en fait possible de distinguer
la plage à l’horizon, sur la droite de l’image) :
Puis je rejoints la route
principal pour partir pour de bon. Quelques kilomètres plus tard, j’ai le
choix : pour rejoindre la même ville, sois je continu la route principal,
sois j’emprunte une route secondaire. Bien évidemment, j’ai choisi la route
secondaire ! Je traverse alors quelques villages et leur bureau de
poste :
Comme souvent en Nouvelle-Zélande,
qui dit « route secondaire » dit « route en
gravier » ! Il ne s’est donc pas fait tardé que la route goudronné soit
devenue une route gravillonnée.
J’arrive ensuite au charmant
petit village de Oponini. De l’autre côté de la baie se trouve cette étonnante
dune de sable de 150
mètres de haut :
Quelques kilomètres après
Oponini, je m’engage dans la Waipoua Forest.
Cette forêt est célèbre pour tous les kauris qu’elle abrite. Les kauris sont
ces énormes arbres dont j’avais mis une photo d’un tronc dans lequel fut
sculpté un escalier. Conduire sur cette petite route sinueuse qui serpente au
milieu de ces monstres des forêts donne l’impression de rouler dans une petite
voiture téléguidée, et on s’attend presque à ce qu’une fourmi plus grande que
la voiture surgisse ! Un premier arrêt m’emmène à un kauri appelé Tane
Mahuta (Dieu de la forêt) qui n’est autre que le plus grand kauri du monde,
avec plus de 51m de haut et un tronc de 13,8m de circonférence ! Il date
d’environ 1200 ans, et serait donc de l’époque de Charlemagne !
Rapetissé par cette expérience,
je remonte dans la voiture pour m’arrêter seulement 2km plus tard pour voir
d’autres kauris. La promenade commence dans une forêt tout ce qu’il y a de plus
normal. Du moins, au premier abord… Si vous regardez la prochaine photo d’un
peu plus près, vous verrez un kauri qui a du mal à se cacher…
Après plusieurs courts arrêts devant
des kauris le long du chemin, j’arrive au clou du spectacle :
Vous m’excuserez de n’avoir pris
« que » le tronc (qui mesure, au passage, 16.41m de circonférence),
mais même avec un mode 16/9 il est difficile de les avoir en entier ! Ce
dernier s’appel Te Matua Ngahere (Père de la forêt) et n’est autre qu’un des
arbres les plus vieux au monde, avec pas moins de 2000 ans d’âge ! Certain
spécialistes disent même qu’il est bien plus âgé… Après tout, on n’est plus à
quelques centaines d’années près !
Reprenant la route, je sors enfin
de cette forêt infesté de ces arbres hors normes, et retrouve alors un peu de
hauteur, me sentant déjà moins insignifiant.
Plutôt que de me diriger
directement vers Auckland, où je vais devoir me trouver le surlendemain, je me
dirige vers la côte Est, en vue de la journée du lendemain… En effet, j’ai
décidé de m’offrir un dernier cadeau avant de partir : m’initier à la
plongée sous marine. Et comme je n’aime pas faire les choses qu’à moitié, j’ai
choisi le meilleur endroit de Nouvelle-Zélande pour le faire : the Poor
Knights Islands. C’est même un des meilleurs endroits au monde puisque le
commandant Cousteau avait classé ce site de plongé parmi les 10 plus beau au
monde !
Je me dirige donc vers le village
de Tutukaka, qui est le point de départ du bateau en direction des îles. En
chemin, je m’arrête pour un point de vue :
Comme la jeune femme qui me
suivait en voiture s’est également arrêtée, on commence à discuter. Au fil de
la discussion, il se trouve qu’elle veut se rendre dans le même village que
celui dans lequel je veux passer la nuit. Mieux encore : le lendemain,
elle s’apprête également à faire de la plongée, et avec la même compagnie
touristique ! Puis on se dit au revoir et à bientôt, et chacun reprend sa
route. Lorsque j’arrive à Tutukaka, je me rends directement au seul hébergement
bon marché du village. Mais une mauvaise nouvelle m’attend : le backpacker
est plein, ne restant que des places dans des cabines individuelles à $50 la
nuit ! C’est alors que l’Allemande rencontrée plus tôt arrive pour prendre
une réservation pour la nuit. Apprenant la nouvelle, elle me propose gentiment
de dormir dans sa tente. Bien sûr j’accepte (hey) et on prend un emplacement
pour $14. Mais n’allez pas vous faire des films, elle a dormi dans sa voiture
et moi dans la tente !! Elle 28 ans et a un copain… Bref, on a fini la
soirée au bistro du coin avant de se coucher pour prendre un peu de sommeil en
vue de la grosse journée du lendemain !
Samedi fut donc ma journée
d’initiation à la plongée sous marine. J’ai eu beaucoup de chance car il a fait
un temps magnifique. Après quelques minutes dans les locaux pour choisir la
taille de sa combinaison, nous voilà partis aux environs de 9h pour rallier les
îles « Poor Knight », 27km au large. Sur place, nous faisons le tour
des îles pour admirer la beauté de ce site protégé, le bateau passant sous deux
différentes arches naturelles, dont la plus haute de l’hémisphère Sud. Voici la
petite arche, plus une autre photo des îles :
Finalement le bateau jette
l’encre dans une petite baie à l’eau cristal. Les premier plongeurs,
expérimentés, font une première plongée lorsque nous (nous étions 3 débutants),
nous visitons les environs au tuba. Et rien qu’au tuba, ces eaux sont d’une
beauté et d’une clarté impressionnante, et nous avons déjà l’occasion de voir
beaucoup de poissons. Lorsque les premiers plongeurs remontent, c’est notre
tour : comme nous n’avions jamais fait cela avant, les
« professeurs » nous enseignent les techniques de la plongée sous
marine et nous font faire des exercices pour être sûr que l’on est capable de
le faire et que surtout, on ne va pas paniquer une fois sous l’eau. Aucun
problème pour chacun de nous trois, alors nous voilà partis pour environ ¾
d’heures à explorer les fonds marins de cette magnifique réserve naturel. C’était
tout simplement magnifique.
Ensuite le bateau a changé d’endroit
pour une deuxième plongée. Comme il fallait payer encore plus pour la deuxième
plongée, je ne l’ai pas fait. J’ai troqué la bouteille d’oxygène contre un
masque et un tuba et suit partit à l’exploration d’une grotte remplit d’eau,
véritable sanctuaire à poisson. Encore une fois, c’était à couper le souffle.
Je nageais au beau milieu de milliers de petits poissons qui ne s’éloignaient
pas plus loin que 20cm de moi ! Sans parler des parois rocheuses qui sont
colorées de toutes les couleurs, couvertes d’algues, de coraux, d’éponges et
autres crustacés.
La journée s’est terminée vers
17h lorsque l’on est rentré au port de Tutukaka, et j’ai directement pris la
route pour rallier Auckland 3 heures plus tard où j’ai passé la nuit afin
d’être près pour prendre le bateau le lendemain matin pour me rendre dans ma
nouvelle famille.
Suite au prochain épisode…
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