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Mais oû suis-je actuellement ??
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En effet, c’est demain que je
reprends le ferry en direction de l’île du Nord, Auckland et son million
d’habitant. Ca va me faire un vrai choc !
En attendant ici j’ai passé de
bons moments, me baladant sur la plage par exemple :
Ces dunes de sable sont typiques
du paysage de la côte Ouest de l’île.
Jeu de miroir :
Un oiseau cherchant sont
dîner :
Avant-hier soir, sous les bons
conseils de Murdock, je suis allé voir les dernières lueurs de soleil depuis le
sommet d’un certain rocher. Je pouvais voir, d’un côté, la plage et la côte
Ouest, de l’autre côté, une autre plage et la côte Est, puis au milieu,
ceci :
Voilà l’île sous les derniers
rayons du soleil :
Hier, ne sachant pas quoi faire,
j’ai ouvert la carte topographique et j’ai choisis un endroit où aller. Mon
dévolu s’est jeté vers un petit village qui semblait écarté de l’axe principal.
En supposant bien sûr que les autres habitations ne sont pas à l’écart…
Pour s’y rendre, il faut aller
jusqu’à la fin de la route qui fini devant la plage, puis prendre une petite
route en gravier qui longe la côte, pour finalement arriver à Okupu 10min plus
tard. Donc finalement, ce petit village n’est pas retiré du tout !
Le voici, depuis la route en
gravier :
En chemin :
Finalement, au détour d’un
virage, j’aperçois le port :
Et voici le fameux village de
« Okupu » :
Si si, tout le village tient sur
la photo ! Il y a seulement deux maisons que l’on ne voit pas et qui sont
à l’écart, sinon tout le village est bien là.
Voici d’ailleurs l’entrée d’une
des deux maisons que l’on ne voit pas sur la photo précédente. Je sens que la
plage privée va faire quelques jaloux !
Enfin, hier soir, Tahu, son ami
Shane et moi sommes allé pêcher. Tahu et moi n’avons rien attrapé, par contre
Shane en a pêché 2 dont un immense Snapper de presque 2.5kg, et un bon 40cm de
long ! Ce qui m’a prouvé la réputation que l’île a, à savoir d’avoir une
eau très poissonneuse, avec des langoustes aussi grosses que les poissons…
Voici Tahu qui pêche :
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Publié à 10:28, le 22/10/2008 dans Woofing à Great Barrier Island, Claris Mots clefs : Great Barrier Island, Snapper, Okupu |
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Ce sont les deux premiers mots
qui me sont venus à l’esprit lorsque je cherchais un titre décrivant l’ambiance
de vie sur l’île. Bien sûr comme partout on peut trouver des gens stressés, des
gens jamais contents, des gens qui ne disent pas bonjour, mais ces personnes
représentent un très petit pourcentage de la population, et ce sont
principalement des gens qui n’ont qu’une résidence de vacance sur l’île, venant
principalement de Auckland.
Comme l’île est petite, j’ai déjà
fait le tour de la majorité des randonnées intéressantes. Il y a bien quelques autres
endroits où je ne suis pas allé, mais l’accès y est beaucoup moins facile, ou
alors il faut faire une marche d’au moins deux jours.
A défaut de faire de la randonné,
je vais courir les soirs avec Tahu, la fille de Murdock, qui s’entraîne pour un
semi-marathon.
La journée, lorsque je ne travail
pas avec Murdock à tondre des pelouses, couper des haies, ou planter quelques
légumes, herbes ou fruits dans le jardin, je lis afin d’améliorer mon anglais,
ou je vais me promener aux alentours de la maison, appareil photo en
main :
Il y a beaucoup d’abeilles dans
le coin puisque Murdock possède quelques ruches. Elles font d’ailleurs du
délicieux miel ! Et pas de manière pour le récolter : il enlève une
rangée de la ruche, gratte simplement le miel pour le faire tomber dans un ancien
bac à glace, et servez-vous ! C’est comme ça qu’il est le meilleur !
Hier, je suis allé le regarder
faire :
Un jour, alors que je travaillais
avec lui dans une propriété, je me suis fait piquer par un moustique. Voyant
cela, Murdock me dit : « ce n’est rien ça ! Regarde, je vais te
montrer quelque chose. » Et là il se penche sur la pelouse, arrache une
feuille, et me dit : « mâche un bout de cette feuille et frotte-là
contre ta piqûre ». Ce que j’ai fait, et miracle : ça ne me piquait
absolument plus ! Le pire, c’est que je connais bien cette sorte de
feuille puisqu’on a les même en France, et il y en a de partout. Mais pour moi,
ça n’a jamais été plus que de l’herbe !!
Du coup, comme il est incollable
sur tout ce qui végétale, il m’a fait une salade de tout sauf de laitue ! Voici
un mix de tout ce que l’on peut trouver à nos pieds qui est non seulement
comestible, mais aussi très bon pour la santé :
Agrémenté de délicieuses
fleurs :
Pour finir, voici une photo plus
ou moins réussi d’un soleil couchant il y a deux jours :
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Publié à 03:53, le 20/10/2008 dans Woofing à Great Barrier Island, Claris Mots clefs : |
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Lundi je suis allé faire une randonnée dans le centre de l’île. Comme aucun des sentiers ne fait de boucle, il faut soit revenir sur ses pas (ou recouper avec d’autres sentiers si on peut), soit revenir au point de départ en stop. Comme apparemment ici le stop marche bien, j’ai choisi cette option. J’ai ainsi garé la voiture à Whangaparapara et j’ai commencé la randonnée de 5h30 qui longe principalement la côte, en passant par quelques points culminants. Comme les autorités et les habitants essayent de rendre l’île exactement comme elle était avant que tout être humain n’arrive, on ne retrouve dans les forêts que des espèces natives de la NZ, tel que les palmiers (photo 1) et les Kauris (photo 2). Malheureusement les Kauris ne sont pas aussi gros que ceux dont j’avais mis des photos car l’île a subit une intensive déforestation de ces arbres lors du début de la colonisation Européenne. Ceux de la photo ont entre 15 et 20 ans.
Je continu tranquillement ma randonnée lorsque j’arrive à une intersection qui indique « Port Fitzroy » -qui est ma destination- : 5h... derrière moi ! Alors que je venais de marcher depuis plus d’1h30 ! Je fais donc demi-tour, remonte la colline que je venais de franchir, et ¾ d’heure plus tard je retrouve la dernière intersection que j’avais laissé. Le panneau n’étant pas très explicite, je décide d’emprunter un deuxième chemin, qui finalement arrive sur la rivière que j’avais déjà franchi auparavant ! Je lis alors le plan (que Murdock m’avait prêté), qui selon lui, le chemin que je dois prendre part sur la gauche depuis cette rivière. Je suis donc la rivière, en essayant tant bien que mal de garder mes pieds au sec, et en bataillant dans la forêt dense quand la rivière était trop profonde. Tout ça pour quoi ? Pour arriver, encore une fois, à cette même intersection !! N’ayant plus le choix, je prends le dernier chemin qui reste, qui finalement correspond mieux au plan mais qui ne correspond pas du tout aux panneaux indicateurs !
Le bon point dans cette histoire, c’est que cela m’a fait découvrir de jolis attrais de la forêt environnante :
Repartis de bon pied, je fais un léger crocher pour monter à un point de vue et manger mon sandwich :
Je redescends, reprends le chemin et aperçois la prochaine baie dans laquelle je me rends :
Puis la suivante :
Enfin, peu après être tombé nez à nez avec un sanglier (oui, ça fait tout drôle !), j’arrive à la route principale vers 4h15 et le village de Port Fitzroy (panneau en bas à gauche)
:
Je me mets vite à faire du stop, au cas où ça ne marcherait pas bien. Mais comme Murdock me l’avais souligné, il n’y a pas eu de problème puisque la première voiture c’est arrêtée. Heureusement d’ailleurs puisque j’ai quand même marché presque une demie heure avant de la voir ! Par conte je n’ai pas eu de chance car il n’allait pas bien loin. Alors je me remets à marcher, espérant qu’une autre voiture passe… Mais je comprends vite qu’ici la circulation n’a rien à voir avec le périphérique de Paris ! Je hausse donc le pas, et me mets même à courir en prévision de devoir rentrer à pied jusqu’à la voiture. Bien sûr, pour que la fête soit parfaite, il s’est même mis à pleuvoir ! Finalement je n’ai vu que deux voitures en 3h, et elles allaient dans la mauvaise direction. Je suis donc rentré à pied jusqu’à la voiture, j’ai fini à la lueur de la lune, trempé et affamé. J’ai marché environ 37km dans la journée.
Mais je garde un bon souvenir de cette journée. Ce fut une bonne expérience et ça m’a fait faire du sport !
Le lendemain, malgré les jambes lourdes, je suis reparti pour une randonnée. Cette fois j’ai retenu la leçon de la veille : je ne fais pas de stop ! Je préfère faire l’aller-retour sur le même chemin !
J’ai ainsi fait la montagne la plus haute de l’île, 627m. Cela commence très raide dés le début, avec beaucoup d’escalier, et on obtient vite une bonne vue :
Après encore plus d’escaliers, j’atteins le sommet, presque dans les nuages :
Ensuite je suis redescendu de l’autre côté pour aller jusqu’à un ancien barrage fait avec des troncs de kauris. En chemin, une rivière qui finie dans le vide et les incontournables ponts suspendus :
Voici le fameux barrage. On ne se rend pas bien compte de sa taille, mais les troncs font un bon mètre de diamètre, voir plus (ce qui est très raisonnable pour des troncs de kauri) :
Ensuite j’ai tout refait en sens inverse ! Pour me faire une idée, j’ai compté toutes les marches d’escalier : il y en a 2232 ! Ces escaliers et plateformes sont là pour ne pas abimer les racines des kauris qui sont fragiles, ainsi que pour protéger une certaine espèce d’oiseau en danger qui niche dans cet habitat, que l’on pourrait détruire en piétinant le nid.
De retour au sommet du Mt Hobson j’ai mangé mon petit repas avec vue imprenable sur toute l’île, puis je suis redescendu vers la voiture pour rentrer à la maison.
Arrêt photo en cour de route :
Au moment de garer la voiture, imaginez comment je fut surpris de voir cela, à seulement quelques mètres de moi !
Ce matin, je me suis levé à 6h pour voir le soleil se lever depuis la plage. Le voici :
Le monde reflété dans une bulle :
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Publié à 05:52, le 15/10/2008 dans Woofing à Great Barrier Island, Claris Mots clefs : sun rise, Great Barrier Island, kauri dam, Hobson |
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Les hot springs, c’est ces
sources d’eau chaude qui jaillissent des entrailles de la terre. Et c’est
exactement cela que je me suis autorisé ce matin ! Je me suis rendu au
début du chemin de randonné, puis trois quarts d’heure plus tard j’atteignais la
fameuse rivière chaude et les panneaux indiquant l’endroit où se baigner. Mais
sous les bons conseils de Murdock, j’ai trouvé un bien meilleur coin !
Encore une fois, c’est tout l’intérêt et de faire du woofing et ainsi vivre
avec les locaux. L’eau était vraiment chaude (40 / 41°C je pense), j’avais une
source d’eau chaude provenant de derrière moi, et une source d’eau fraîche
venant d’un côté, donc si j’avais trop chaud je pouvais aller dans l’eau plus
fraîche pour quelques instants ! Bref, c’était le pied comme on dit, j’y
suis resté plus d’une heure !
La forêt de Nikaus avant
d’arriver à la rivière :
La vue depuis mon bain naturel 4
étoile :
Pour ceux qui préfèrent la
version « sans les jambes » :
Complètement requinqué, je suis
allé faire une petite randonnée qui mène au sommet d’une montagne. L’île est un
parfais compromis entre mer et montagnes :
Un chemin vers l’horizon :
Les plages de la côte Ouest, sous
la menace des nuages :
Avant de rentrer à la maison,
j’ai fait un tour à Whagaparapara, petit village tranquille de 45 habitants,
perdus après 20 minutes de route sans issue en gravier :
(La voiture est celle que Murdock
me prête bien gentiment durant mon séjour ici.)
Même dans ce petit village perdu,
ils pensent à nous !
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Publié à 11:17, le 11/10/2008 dans Woofing à Great Barrier Island, Claris Mots clefs : |
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C’est le nom de l’île sur
laquelle je suis actuellement, qui signifie « île de la grande
barrière » pour la protection qu’elle offre au golfe contre les vents
violents.
Toujours soif d’endroits
atypiques, je voulais venir ici avant la fin de mon séjour et ainsi connaître la
vie menée sur une île. Ce qui en soit ne devrait pas être d’un grand changement
puisque cela fait maintenant presque 1 an que je suis sur une île ! Mais
celle-ci est bien plus petite (285 km2) et encore moins peuplé :
moins de 700 habitants permanents ! De plus, il n’y a pas de d’électricité
sur l’île. Chaque maison produit sa propre énergie avec des générateurs au
diesel, des panneaux solaires, et des éoliennes. Les réfrigérateurs sont à gaz
(là où je suis il n’y en a même pas !), les plaques de cuisson sont
également à gaz, et ce sont les poêles à bois qui chauffent l’eau ! Les
magasins et bars de l’île se comptent sur les doigts de la main, et ici tout le
monde connaît tout le monde. Il n’y a qu’une seule route (si je peux appeler
cela une « route ») qui traverse l’île et qui n’est que partiellement
goudronnée, avec quelques rares « routes » annexe qui desservent un
village ou deux. Une agréable ambiance « baba cool » règne ici, et on
ressent vraiment que les gens vivent au rythme du temps.
Dimanche dernier j’ai donc quitté
Auckland et son million d’habitant à bord du ferry en partance pour l’île de la
grande barrière :
J’ai laissé ma voiture au port,
en espérant la retrouver intact en revenant… Le ferry à mis plus de 5 heures à
faire la traversée. Arrivant à destination j’étais sensé prendre le bus jusqu’à
la maison, mais en descendant du bateau, quelqu’un est venu me voir pour me
demander « es-tu Steve ? » Comme quoi j’ai bien la tête d’un Steve !
C’était Murdock, la personne chez qui je vais passer les deux prochaines
semaines. Il était finalement venu me chercher au port car il était dans le
coin, et on est directement allé travailler ! Il travail pour lui-même en
tant que jardinier. On est ensuite rentré chez lui à la nuit tombé (il vit
seul). Ce n’est que le lendemain que j’ai pu apprécier pleinement l’endroit où
il vit. Déjà, on ne peut pas monter jusqu’à la maison avec la voiture ! Il
faut la garer en bas de la colline puis prendre le quad et monter les quelques
centaines de mètres de chemin étroit et défoncé qui se faufile au milieu de la
forêt :
Pour atteindre la maison :
Les deux premiers jours, j’ai
travaillé avec lui pendant toute la journée. Nous allions de maison en maison
pour tondre la pelouse, faire du jardinage, de l’élagage, ou encore tailler
quelques haies. Puis j’ai eu les deux jours suivants de libre. Le deuxième,
j’ai travaillé sur un chantier où se construit une maison, contre un peu
d’argent. Murdock connaît le patron, et se dernier avait besoin de main
d’œuvre. En revenant du travail, je me suis arrêté pour prendre cette
photo :
Un autre jour, lorsque j’étais
avec Murdock, j’avais pris ce panneau en photo qui montre à quel point les
habitants de l’île prennent soin de la nature !
Mercredi après midi nous sommes
partis chez un de ses amis pour y passer la nuit. Pour aller chez lui, c’est
très simple : il faut conduire jusqu’à la plage, puis garer la voiture et
marcher pendant 40 minutes le long de la plage et à travers la forêt pour
enfin atteindre la maison ! Avec un bateau, cela raccourci la marche à
seulement 10 minutes. Mais encore faut-il avoir le bateau de libre et que la
mer ne soit pas trop agitée !
Cette maison est encore plus
atypique que celle de Murdock : les toilettes sont à l’extérieur et sont
organiques (ce qui est commun sur l’île), et même la cuisine est à l’extérieur,
à l’abri de la pluie par quelques tôles ondulées. Le plus bizarre : la
salle de bain, composé de seulement une baignoire et un pommeau de douche, est
également à l’extérieur, dans le même abri que la cuisine ! C’est une
totale différente façon de vivre…
Voici quelques photos prises le
lendemain sur le chemin du retour :
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Publié à 08:47, le 10/10/2008 dans Woofing à Great Barrier Island, Claris Mots clefs : |
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