La première chose que je fais le
matin lorsque je sors dehors, c’est regarder la mer. Et lundi matin, je n’avais
jamais vu la mer comme ça, que ce soit d’ici ou d’ailleurs en NZ. Nous pouvions
voir, au loin, le brouillard arriver :
Plus la journée avançait, plus
nous pouvions remarquer que le brouillard gagnait du terrain en direction des
côtes.
Le lendemain, je suis allé à
Akaroa pour remplir le blog puisque ici l’ordinateur est trop lent. Et comme je
pars rarement sans mon appareil photo, cela m’a permit de faire d’en faire de
belles. En effet, le brouillard que je voyais la veille était arrivé ici et
s’engouffrait dans les baies et les vallées pour remonter jusqu’au sommet des
montagnes.
Voici ce que cela donnait depuis
ici, Le Bons Bay :
20 minutes plus tard, depuis la
crête, juste avant de plonger de l’autre côté de la montagne en direction de
Akaroa :
Comme la ville de Akaroa se
trouve entourée de montagnes (la péninsule est un ancien volcan et Akaroa se
trouve à la place du cratère), elle est généralement bien protégée des éléments
naturels.
Il n’y avait donc pas de
brouillard :
Mais le soir, au moment de
retourner à Le Bons Bay, on pouvait voir, depuis la route du sommet, que la mer
de nuage commençait à déborder pour se verser dans le port de Akaroa (les
lumières que l’on voit viennent d’un village appelé Duvauchelle, et nous ne
voyons pas Akaroa car la ville est plus sur la gauche) :
A part ça, rien de bien
particulier ne s’est passé durant cette semaine. J’ai travaillé jeudi complet
pour avoir un jour entier de libre, mais Jeudi fut le dernier jour de beau
temps !
Ah si, j’allais oublier !
Quelque chose s’est passé : Vendredi midi, je rentre à la maison pour
manger. Car comme je rénove une petite maison à une cinquantaine de mètres de
la maison principale, alors au moment de manger les deux enfants viennent me
prévenir pour que je monte. Donc je rentre, et là Ross me dit :
« t’as vu ma voiture ? ». Sur le coup je ne comprends pas… Je
lui réponds : « Elle n’est pas là-haut, là où tu la gare
d’habitude ? Il me répond : « Si si elle est bien là, mais elle
a brûlé, t’as pas vu ? ». Et il me dit ça comme si il me disait qu’il
y avait une poule qui c’est échappé de l’enclos ! Et comme il a l’habitude
de plaisanter, je ne le crois pas, et je cherche la subtilité, du style une
voiture modèle réduit des enfants, ou quelque chose comme ça… Je lui demande
des explications, et il me répète que sa voiture a brûlé. Alors là je commence
à vraiment le croire, et pour en avoir le cœur net, je vais voir :
C’était une Subaru Légacy…
Il emmenait des ordures à
seulement 1 ou 2 km
de là lorsqu’il a sentit quelque chose de bizarre. Il est ensuite revenu à la
maison, et en se garant à côté de sont atelier bois il voit de la fumée sortir
du tableau de bord. Il a tout juste eu le temps de décrocher la remorque,
emmener la voiture au milieu du champ pour ne pas qu’elle brûle aussi son
atelier, enlever la majeur partie de ses outils, puis vite aller chercher
l’extincteur mais il était déjà trop tard.
Je pouvais voir qu’il avait de la
peine, mais en le voyant cuisiner, et il était tellement calme que j’en étais
étonné. Je lui en parle, et il me dit : « tu sais, je suis en bonne
santé, mes enfants et ma femme sont en bonne santé, tu est en bonne santé,
alors tout va bien, on est heureux. »
Chapeau…
Dimanche, le brouillard se lève
enfin pour faire place à un peu de soleil. J’en profite donc pour prendre mon
jour de repos et faire une petite promenade. Je ne vais pas loin pour ça. Je ne
prends même pas la voiture : je reste dans la propriété.
La maison se trouve dans le champ
à droite de ce chemin :
Le même chemin, un peu plus
haut :
Une « brebis des
bois », intriguée :
Une vieille remise. En tôle
ondulée, toujours…
Le long des falaises :
On peut voir la maison sur la
colline d’en face :
En rentrant de la promenade, j’ai
préparé mes affaires car je suis parti Lundi matin. D’ailleurs, sachant que
j’aurai une bonne journée de route, je ne voulais pas partir trop tard. Alors
je me lève à 8h30, sachant que ma valise était prête et que je ne compte pas
m’éterniser. Au moment de partir, je regarde l’heure : 11h10 !!! Je
n’arrivais pas à le croire !! 2h40 pour me lever, déjeuner, charger la voiture
et dire au revoir !!
En fait, je crois tout simplement
que je commence à avoir la « New-Zealand attitude » !
Pour conclure sur cette famille,
je dirais que c’était une très bonne famille avec des enfants adorables.
Surtout le petit Liam de 2 ans et demi pour qui j’avais un faible… Coleen et
Ross étaient adorables aussi, surtout Ross avec qui on était un peu plus
complice. Mais qui dit enfants de bas age, dit bruit et agitation. Et ceux-là
sont plutôt du genre turbulent ! Donc moi qui aime les endroits calmes et
reposants, je ne me sentais pas toujours à ma place dans cette famille.
Autrement comme je le disais, c’était une bonne expérience, dans un cadre
magnifique.
Et surtout, j’ai mangé la
meilleure soupe à l’oignon depuis toujours !! Avec du VRAI gruyère !!
Quand j’y repense… Je n’aurais jamais cru devoir venir en NZ pour manger une si
bonne soupe à l’ognon. Merci
Coleen !!
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